Pourquoi ?

Nous sommes en pleine collision avec le vivant

Nous sommes en pleine collision avec le vivant
Nous devons agir maintenant
3 chiffres clés

Des chiffres pour réfléchir

  • Sur les 8 millions d’espèces animales et végétales dénombrées sur la planète, 1 million sont menacées d’extinction. Un taux d’extinction des dizaines à des centaines de fois supérieur au taux moyen ayant eu cours lors des 10 derniers millions d’années. Et ce taux s’accélère toujours. L’érosion de la biodiversité procède d’un processus à l’échelle de la planète. Elle n’est pas compensée par les situations où l’on réussit à améliorer le sort d’une espèce. 75 % du milieu terrestre est sévèrement altéré par les activités humaines
  • Et pourtant, notre nourriture, notre énergie, nos revenus et nos médicaments dépendent en grande partie de cette biodiversité qui disparaît à vitesse accélérée : 75 % des cultures vivrières dépendent de la pollinisation par les animaux et les insectes, la dégradation des sols a réduit de 23 % la productivité de l’ensemble des terres du globe, 3 milliards d’êtres humains tirent leurs revenus de l’agriculture, la santé de 4 milliards de personnes dépend de médecines naturelles, 70 % des médicaments contre le cancer sont issus d’éléments naturels…
  • La principale cause de l’effondrement de la biodiversité est due aux changements d’utilisation des sols occasionnés par notre alimentation. La démographie croissante, l’arrivée de nouvelles classes moyennes et la poursuite d’une consommation fortement utilisatrice de matière première augmentent de manière mécanique la consommation de viande, de lait, de sucres et d’œufs. Les forêts, les prairies humides, les herbages sont remplacées par des cultures plus ou moins intensives, dont 75% sont destinées à l’alimentation animale.
  • Le déclin de la biodiversité est accru par la perte des habitats et la sédentarisation des peuples indigènes et des communautés locales. Représentants près de 20% de la population mondiale, leurs pratiques de cultures agroécologiques, de gestion durable des forêts ou de sélection des variétés végétales traditionnelles pour protéger les sols, disparaissent avec eux, participant à l’érosion du vivant.
  • Et les progrès politiques enregistrés ces dernières années n’ont malheureusement pas amélioré la situation. Ils concernent surtout l’adoption de textes, mais leur application fait défaut. Par exemple, 50 % des mesures de concentration en insecticides dans le monde dépassent les seuils réglementaires, ou encore, deux tiers des capitaux étrangers investis au Brésil pour le soja et l’élevage bovin proviennent des paradis fiscaux.
  • Notre alimentation et les systèmes agroalimentaires en sont durement affectés : érosion majeure de la diversité génétique des plantes comestibles, disparition des races de bétails locales, effondrement des stocks de poissons, homogénéisation et uniformisation mondiale de l’alimentation, obésité croissante dans les pays riches et sous nutrition dans les pays pauvres, spéculation sur les matières premières, concentration des terres arables en quelques mains, financement des investissements via les paradis fiscaux, développement de la corruption…